notions de théorie

Bémol, dièse (altérations)

Le bémol ( ♭ ) baisse la note de 1/2 ton.
Le dièse ( ♯ ) hausse la note de 1/2 ton.

On peut placer les altérations à deux endroits :

  • à gauche de la note – dans ce cas, elle vaut pour cette note mais aussi pour toutes les notes suivantes de même nom et de même hauteur, jusqu’à la fin de la mesure. Dès la mesure suivante, la note n’est donc plus altérée.

  • à la clé ( = armure) – l’altération vaut alors pour toutes les notes de même nom, pendant tout le morceau.

On peut annuler un bémol ou un dièse grâce à une troisième altération : le bécarre ( ♮ ).

Ton, demi-ton

Il y a un demi-ton entre mi et fa. Il y a aussi un demi-ton entre si et do :

Do-ré (en bleu) est un intervalle nommé seconde. Si-do (en rouge) est aussi une seconde. Mais l’une est plus grande que l’autre :

  • une seconde de 1 ton s’appelle une seconde majeure (exemple : DO-RE)
  • une seconde de 1 demi-ton s’appelle une seconde mineure (exemple : MI-FA)

Tu as compris ? Essaye ce quiz !

Intervalles : les noms des intervalles

Un intervalle, c’est la distance qu’il y a entre deux notes.
Exemple : l’intervalle bleu (seconde) est plus petit que l’intervalle orange (sixte).

  • L’intervalle bleu est fait des notes DO-RE. De DO à RE on compte 2 notes : c’est une seconde.
  • L’intervalle orange est fait des notes DO-LA. De DO à LA, on compte 6 notes : c’est une sixte.

Les noms des intervalles sont :
seconde (2), tierce (3), quarte (4), quinte (5), sixte (6), septième (7), octave (8).

Tu as compris ? Essaye ces deux quiz :
quiz 1
quiz 2

Intervalles : la contenance des intervalles
  • l’unisson (ou prime juste – 1J) : deux fois la même note (pas de distance).
  • seconde mineure (2m) : 1 demi-ton
  • seconde majeure (2M) : 1 ton
  • tierce mineure (3m) : 1 ton et 1 demi-ton
  • tierce majeure (3M) : 2 tons
  • quarte juste (4J) : 2 tons et 1 demi-ton
  • quinte juste (5J) : 3 tons et 1 demi-ton

On peut reconnaître les sixtes et septièmes facilement sans devoir compter les tons et les demi-tons grâce au renversement des intervalles.

Truc : Si on considère la note la plus grave de l’intervalle comme la Tonique d’une gamme Majeure, tous les intervalles ascendants de cette gamme sont Majeurs ou Justes.

Intervalles : le renversement des intervalles
  • 2de <– renversement de –> 7ème
  • 3ce <– renversement de –> 6te
  • 4te <– renversement de –> 5te
  • Le renversement d’un intervalle majeur donne un intervalle mineur
  • Le renversement d’un intervalle juste donne un intervalle juste
  • Le renversement d’un intervalle augmenté donne un intervalle diminué

Pour renverser un intervalle sans te tromper, inverse les noms de notes mais sans changer la direction !

do-mi en montant devient mi-do en montant
La tierce, une fois renversée, devient une sixte
Majeur, mineur ?
  • La gamme Majeure commence par une tierce majeure. Les demi-tons sont entre III-IV et VII-I.
  • La gamme mineure commence par une tierce mineure. Les degrés VI et VII peuvent être haussés. Ce sont les degrés mobiles (en bleu ci-dessous).

Un autre exemple avec la tonique LA :

On parle du mode majeur et du mode mineur. Ces deux modes sont les plus utilisés, presque exclusivement depuis le XVIIe siècle ! Ils forment ce qu’on appelle la musique tonale.

Par exemple, le mode Majeur suit ce modèle : Ton, ton, demi-ton, ton, ton, ton, demi-ton.

Pour aller plus loin…

Un mode, c’est une échelle de sons faite de tons et de demi-tons.
On peut donc imaginer qu’il en existe bien d’autres !

Il suffit d’imaginer le nombre de suites différentes possibles. Par exemple : ton, ton, ton, ton, ton, ton ou ton, demi-ton, ton, demi-ton, ton…  Voilà déjà deux modes qui ne sont ni majeur ni mineur… Les possibilités sont nombreuses ! On parle alors de musique modale.

Et puis, il y a aussi la possibilité de ne pas choisir un mode ou une tonalité… Mais d’utiliser tous les sons. Il n’y a plus de tonique, plus de sensible : plus de hiérarchie entre les sons. C’est la musique atonale.

Cadences

Une petite video pour mieux comprendre…

V – I : cadence parfaite     IV – I : cadence plagale
… – V : demi-cadence     V – VI : cadence rompue

Et si tu essayais ?

Dans les videos suivantes, tu peux écouter de la musique de Mozart tout en voyant les accords qui sont utilisés. Entends-tu la fin des phrases ? Reconnais-tu les cadences ?

Extrait 1 : premier mouvement (Allegro) de la sonate pour piano N°16, K.545, en Do Majeur, Mozart
Extrait 2 : Mouvement lent (Adagio) du concerto pour piano N°23, Mozart
Accords

Un accord, c’est un ensemble identifiable de notes jouées en même temps. Il existe plusieurs sortes d’accords. On les reconnaît grâce aux intervalles qui les composent. Nous en étudierons deux ici :

  • l’accord parfait (1). Au-dessus de la note fondamentale (en bleu), il y a une tierce et une quinte juste.
    Si la tierce est mineure, c’est un accord parfait mineur. Si la tierce est majeure, c’est un accord parfait majeur.
  • l’accord de 7e de dominante (2). C’est un accord parfait Majeur auquel on ajoute une septième (en rouge).

Renversement

Pour renverser un accord, il suffit de prendre la note qui est à la basse et la ramener au-dessus.
Du coup, la basse (note la plus grave) change. (ci-dessous, l’accord DO-mi-sol qui devient MI-sol-do).

Un accord à trois sons (comme l’accord parfait) peut donc avoir trois basses différentes.
Un accord à quatre sons (comme la 7e de dominante) peut avoir 4 basses différentes.

L’accord est à l’état fondamental lorsqu’il n’est pas renversé.

Chiffrage

Chaque état (fondamental ou renversé) peut-être chiffré. Voici les chiffrages des deux accords que nous étudions.

  • accord parfait
  • accord de septième de dominante